Archives de Catégorie: Journées d’étude

La vie quotidienne d’Unimarc au temps de la Transition bibliographique (diaporama)

  • 18 novembre 2017

La vie quotidienne d’Unimarc au temps de la Transition bibliographique (2017).
Diaporama présenté à la Journée d’étude du Groupe Systèmes & données du programme Transition bibliographique (Paris, Bibliothèque nationale de France, 14 novembre 2017).

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Les deux peintures du Caravage Salomé avec la tête de saint Jean-Baptiste et Judith décapitant Holopherne sont actuellement exposées à Milan (exposition Dentro Caravaggio, Palazzo reale, 29 septembre 2017 − 28 janvier 2018).

Caravaggio (1571-1610). Judith décapitant Holopherne (vers 1598). Rome, Gallerie nazionali d'arte antica

Caravage (1571-1610). Judith décapitant Holopherne (vers 1598). Rome, Gallerie nazionali d’arte antica.

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Ouverture des inscriptions — Transition bibliographique : 2e Journée professionnelle « Systèmes & données »

  • 20 septembre 2017

Les inscriptions à la 2e Journée professionnelle « Systèmes & données » du programme Transition bibliographique sont ouvertes ! Il suffit de suivre ce lien.

Rappel : la participation à la Journée est gratuite, mais l’inscription est obligatoire.

Et comment résister à un tel programme ?

Transition bibliographique : 2e Journée professionnelle « Systèmes & données »

  • 24 août 2017

Ce sera le cœur de novembre. Il pleuvra. Des chutes se produiront sur le dangereux parvis de la Bibliothèque nationale de France tandis qu’à l’intérieur se déroulera la 2e Journée professionnelle du groupe « Systèmes & données » du programme national Transition bibliographique :

Métadonnées en bibliothèques : attention, travaux !
Des chantiers de la Transition bibliographique

Le mardi 14 novembre 2017, de 9h à 17h30
BnF, site François-Mitterrand, Grand auditorium

« Sans attendre la publication de l’intégralité des règles RDA-FR ou la mise à disposition de données entièrement FRBRisées, les bibliothèques peuvent dès aujourd’hui engager certains chantiers.

Les premiers éléments d’une « boîte à outils de la Transition bibliographique » seront présentés aux responsables de SIGB, aux fournisseurs de logiciels ou de notices et, plus largement, à tous les agents de bibliothèques, en vue de préparer la FRBRisation de leurs catalogues.

Organisée par le groupe « Systèmes & Données », cette journée souhaite apporter des réponses pragmatiques et concrètes aux interrogations sur la Transition bibliographique sous l’angle de l’informatique documentaire.

Dans cette perspective, elle proposera un point sur l’actualité de la modélisation et des formats ainsi qu’un éclairage sur quatre chantiers, en alternant séance plénière et sessions parallèles. »

Courez-y ! (À vos risques et périls.)
Tout (programme, horaires) est détaillé sur le site du programme Transition bibliographique.

*** La mise en ligne du formulaire d’inscription aura lieu vers le 20 septembre ***

N.B. Au même endroit, le lendemain 15 novembre : Journée Rameau

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En attendant c’est encore l’été.

Mina. Tintarella di luna / Franco Migliacci, paroles ; Bruno De Filippi, musique.
Mina, chant ; I Solitari, groupe instrumental.
Extrait du film Juke box, urli d’amore (Italie, 1959). Mauro Morassi, réalisation ; Ugo Guerra, Ottavio Alessi, Fabio De Agostini, scénaristes ; Mario Carotenuto, Marisa Merlini, Mario Girotti, … acteurs. Sorti en France en 1964 sous le titre : Pousse pas grand-père dans les orties.

RDA-thon

  • 16 mars 2016

Some Days, par Gareth sur Flickr
Some Days…, par Gareth sur Flickr (CC BY-SA 2.0).

La Bibliothèque nationale de France annonce la tenue prochaine dans ses murs d’un RDA-thon, dont le Verne-athon constituera le plat de résistance.

Le Verne-athon [prononcer : vernaton] est un atelier collaboratif de production de métadonnées liées portant sur l’œuvre de Jules Verne, sur le modèle des Jane-athons (Jane Austen), du Cervathon (Cervantes) ou autres Ag-athons (Agatha Christie) déjà organisés à l’étranger.

Cet événement, programmé le mercredi 4 mai prochain de 9h à 17h, est destiné à toute personne désireuse de se confronter pour de vrai à la création de métadonnées organisées selon les nouveaux modèles. On pourra enfin les voir de près ces métadonnées, les toucher, les façonner, leur parler, s’énerver sur elles et sur soi-même.

Le Verne-athon est précédé de deux hors-d’œuvre plus ou moins appétissants :

RDA et Bibframe pour les périodiques (mercredi 27 avril de 14h à 16h30) : une présentation de RDA pour les périodiques par Regina Reynolds, directrice du centre ISSN des États-Unis, avec un focus sur Bibframe, outil de FRBRisation développé par la Bibliothèque du Congrès.

FRBR from abroad: meet Gordon Dunsire, chair of the RDA Steering Committee (lundi 2 mai de 14h à 17h). Gordon Dunsire est le président du RDA Steering Committee (ex JSC : Joint Steering Committee for Development of RDA). Cette « rencontre-atelier » portera sur les modalités pratiques de l’implémentation de RDA dans le contexte bibliographique actuel (comment concilier MARC et FRBR, comment RDA réagit à l’évolution du modèle FRBR, comment s’y retrouver parmi les différents formats RDF). Attention, la langue de cette session est l’anglais. Attention, Gordon Dunsire est écossais.

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[L’ascenseur à reconnaissance vocale]. Iain Davidson, réalisation ; Robert Florence, Iain Connell, dialogues ; Robert Florence, Iain Connell, acteurs. Extrait de : Burnistoun, Série 1, Épisode 1. Production : Écosse, The Comedy Unit. Première diffusion : BBC Two Scotland, 1er mars 2010.

Écosse, banlieue de Glasgow. L’ascenseur à reconnaissance vocale, importé des États-Unis, ne comprend pas l’accent écossais.

La transition bibliographique en Allemagne et en France aux Journées Abes 2015

  • 22 avril 2015

Berlino - Il muro 2, par Brozzi sur Flickr (CC BY-NC-ND 2.0)
Berlino – Il muro 2, par Brozzi sur Flickr (CC BY-NC-ND 2.0)

Cependant, avant cette journée Afnor / BnF qui promet monts et merveilles, il y a les journées Abes 2015 [programme – fichier .pdf].

Ici aussi on parlera « Transition bibliographique » pendant des heures, et pas seulement pour ce qui concerne la France. Le standard RDA (Ressources : description et accès), qui est déjà en application au Royaume-Uni et aux Pays-Bas, le sera très prochainement dans de nombreux autres pays européens, au nord surtout (pays nordiques, Lettonie) et au centre (République tchèque et pays germanophones).

Renate Behrens, en poste à la Deutsche Nationalbibliothek (DNB), est celle qui coordonne le processus de transition depuis les règles de catalogage actuelles vers le nouveau standard, non seulement pour l’Allemagne mais aussi pour l’Autriche et la Suisse alémanique. Elle nous présentera ce processus de grande envergure, qui englobe les institutions culturelles et les musées et qui devrait aboutir à la mise en application de RDA vers fin 2015, début 2016. La DNB est à la fois membre du JSC (Joint Steering Committee for Development of RDA) et d’EURIG (European RDA Interest Group).

L’exposé de Renate Behrens aura lieu en session plénière.

Qui s’intéresse à la transition bibliographique à la française restera confortablement dans la salle Pasteur pour la « session parallèle » Transition bibliographique – FRBRisation en action, au cours de laquelle un point sera d’abord fait sur le programme français de normalisation (publication progressive, dès le 1er semestre 2015, de la « Transposition française de RDA », sa mise application par les agences bibliographiques, les actions de formation d’accompagnement).

Mais le principal intérêt de cette session devrait résider dans sa seconde partie. On le sait, l’Abes et la BnF ont donné la priorité à la « FRBRisation » de leurs catalogues respectifs :  RDA n’est considéré en France que comme un outil destiné à appuyer et à consolider ce processus. On entendra donc un point d’étape sur les actions en cours à l’Abes et à la BnF. Ce panorama sera complété par une communication sur l’outil de production mis en place par Électre, qui a été développé autour du modèle FRBR.

 


Mercredi 27 mai, 14h – 14h30
Implémentation du Standard Ressource Description and Access (RDA) dans les pays germanophones : un renversement des paradigmes pour le catalogage
par Renate Behrens, Deutsche Nationalbibliothek, responsable du projet d’implémentation du standard RDA en Allemagne, Autriche et Suisse alémanique.
Session plénière, Salle Pasteur
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Mercredi 27 mai, 14h30 – 16h30
Transition bibliographique – FRBRisation en action
par Philippe Le Pape, ABES – Mission Normalisation. Olivier Rousseaux, ABES – Pôle Métadonnées, Département Services aux Réseaux. Sébastien Peyrard, BnF – Responsable des traitements automatisés, département de l’Information bibliographique et numérique. Michèle Aderhold, Électre
Session parallèle, Salle Pasteur
.

S’inscrire (jusqu’au 23 avril inclus)

Journées Abes 2015 - Visuel

Journée d’étude AFNOR CN46 / BnF : La Transition bibliographique aujourd’hui.

  • 21 avril 2015

Bibliothèque nationale de France (Paris), décembre 2014
Bibliothèque nationale de France (Paris). Photo Ph. Le Pape

La traditionnelle et annuelle journée d’étude organisée conjointement par la BnF et la Commission de normalisation Information et documentation (CN46) de l’Afnor aura cette année pour thème « La Transition bibliographique aujourd’hui : la préparer et la mettre en œuvre dans les bibliothèques, les archives, les musées, etc. »

Le chaland est induit en tentation sur la page de présentation de la journée (site de la BnF), voici comment :

L’adoption d’un nouveau code de catalogage se profile dans les bibliothèques et donne l’occasion de faire le point sur les nouvelles exigences normatives : quelles seront les modalités françaises d’application de RDA ? Concrètement, comment basculer d’un modèle de description des ressources à l’autre ? Dans quelle mesure cette transition ouvre-t-elle des opportunités d’alignement entre métadonnées culturelles ?

Des témoignages viendront éclairer les enjeux du signalement 3.0 au sein des différentes communautés professionnelles, pour un meilleur service auprès des utilisateurs.

On trouvera sur la même page le programme détaillé de cette journée de rêve, qui tombe à point nommé alors que l’organisation de l’ancien groupe « RDA en France » a connu récemment un profond remaniement (voir le billet Un chapeau en forme de Transition bibliographique) et que la publication des tous premiers chapitres de la « Transposition française de RDA » (« RDA-FR » pour ceux qui ne tarderont pas à en devenir les intimes) aura probablement eu lieu.

Réservez donc votre vendredi 26 juin 2015.
Lieu : à la BnF (Petit Auditorium, Site François-Mitterrand 75013 Paris).

Entrée libre sur inscription préalable (site de l’Afnor).

Les doigts dans l’eau bénite du RDA

  • 23 mai 2014

Os olhos do meu amor
São grãozinhos de pimenta
Namorei-os na igreja
Ao tomar da água benta.

Les yeux de mon amour
Sont des grains de poivre
J’en suis tombée amoureuse
En prenant l’eau bénite.

Arlindo de Carvalho (né en 1930). Verde limão

(Prudence lorsqu’on trempe les doigts dans l’eau bénite.)

C’est terrible comme le stress de devoir parler devant un auditoire, dans une circonstance et dans un lieu assez solennels — du moins insolites — vous enlève à vous-même. On y est plus ou moins sujet, mais moi, le trac me rend malade, même bien avant l’instant redouté. Quand cet instant arrive, et pendant toute le temps où il faut parler, dire des choses, et ensuite répondre à des questions, je suis incapable de raisonner normalement. Et l’âge bien sûr n’arrange rien, vu le nombre de neurones qui s’anéantissent à chaque minute qui passe.

Je ne sais pas ce que j’ai dit sur RDA avant-hier, aux Journées Abes. D’après des personnes qui sont venues me voir ensuite, j’ai dit que ça n’avait aucun intérêt, que ce n’était ni fait ni à faire. Ce que j’ai dit sur les formats Marc, je ne sais pas trop.

Non, je ne pense pas que RDA soit sans intérêt. Je pense au contraire que dans son genre il a de grandes qualités. C’est le premier code de catalogage complet qui envisage vraiment les données bibliographiques comme étant constituées d’entités distinctes en relation les unes avec les autres, et qui suggère qu’elles puissent aussi être mises en relation avec d’autres données (du web) dont la portée ne soit pas essentiellement bibliographique.

Nos règles françaises actuelles ne disent rien de cela. Cependant l’application que nous en faisons dans le Sudoc (par exemple) témoigne d’une approche comparable. Dans le Sudoc, on met réellement des notices bibliographiques en relation avec d’autres notices bibliographiques, des notices d’autorité avec d’autres notices d’autorité, et des notices bibliographiques avec des notices d’autorité. Autrement dit : ce qui est produit actuellement dans le Sudoc n’est pas très différent de ce qu’on peut produire en appliquant le RDA dans un système en Marc capable de gérer des liens entre notices. En tout cas structurellement, il n’y a aucune différence.

Sur certains points, RDA apporte du mieux. Il est possible d’intégrer ce mieux si nous le jugeons utile. Par exemple la mise en relation (obligatoire selon RDA) de la notice bibliographique avec une notice d’écrivant l’œuvre, ou les œuvres contenue(s). Ou encore l’élément Type de support matériel (RDA 3.3) qui complète les éléments Type de contenu (RDA 6.9) et Type de média (RDA 3.2). Le type de support y est exprimé dans un vocabulaire contrôlé pour lequel des valeurs codées peuvent être utilisées. C’est mieux que de le donner sous forme textuelle comme nous le faisons actuellement (dans la zone Unimarc 215/$a) : plus pratique pour l’échange international de données, et pour une sortie en RDF. Cet élément n’a pas de correspondance dans l’ISBD, contrairement aux deux autres (qui équivalent peu ou prou à Forme du contenu et Type de médiation dans la zone 0, bientôt implémentée dans le Sudoc).

Ce qui me semble un peu manqué dans RDA, c’est que cette FRBRisation du code s’apparente davantage (selon moi) à un lifting terminologique qu’à un changement profond. Dans RDA il y en a à la pelle du FRBR et du FRAD, il s’en est mis partout. Mais il n’y a pas eu d’effort de clarification de la notion d’expression par opposition à la notion d’œuvre (voir le billet De l’expression bordel !). Dans RDA la notion d’expression est à l’évidence confondue avec celle de contenu de la manifestation, ce qui n’est pas la même chose. Cette dernière est à rapprocher de l’œuvre de publication (ou plutôt de son expression en l’occurrence) dans FRBRoo.

Il n’y a pas eu non plus de réexamen de la méthode de description des publications de type ISBD, essentiellement fondée sur la transcription ordonnée des éléments d’information recueillis sur la publication à décrire. Loin d’être un spécialiste du RDF, j’ai quand même appris certaines choses dans le groupe de travail interne à l’Abes sur la restitution des données du Sudoc dans ce formalisme. Notamment, que les zones ISBD dans lesquelles l’ordre des éléments est signifiant sont compliquées à faire passer en RDF, parce que certains de ces éléments ne sont en réalité pas indépendants alors qu’ils sont déclarés comme tels. Ils n’ont de sens que mis en rapport avec celui auquel ils sont subordonnés. Exemple : une page de titre portant deux titres, un complément de titre et trois mentions de responsabilité. Se contenter d’étiqueter chacun des éléments indépendamment les uns des autres, c’est comme donner en vrac des pièces détachées sans aucune instruction d’assemblage. Quelle est la bonne combinaison ? Titre : complément du titre / mention de responsabilité. Titre / mention de responsabilité ; mention de responsabilité, ou Titre / mention de responsabilité ; mention de responsabilité. Titre : complément du titre / mention de responsabilité, ou une autre combinaison ? Si on tient à cette méthode d’identification des publications, autant considérer ce type de séquence comme un tout et donner des instructions en ce sens (ce qui n’est pas fait dans le RDA). Ou autoriser le recours à une technique d’encodage des éléments de la source d’information, genre TEI, qui pourrait être utilisée conjointement avec du RDF.

Ou encore considérer que, du moins pour les ressources contemporaines, la description d’une ressource à des fins d’identification peut se faire autrement. D’ailleurs, c’est encore et toujours la suprématie des ressources textuelles qui a décidé de l’orientation des règles. Les enregistrements sonores n’ont jamais eu de page de titre, ni rien qui puisse en tenir lieu. L’identification de cette sorte de ressource passe par l’usage de titres normalisés (identification des œuvres et des expressions musicales), la consignation des noms des interprètes, des circonstances de l’enregistrement (la date surtout), et des données éditoriales et commerciales.

Quant aux formats Marc, ils sont faits pour des notices « à l’ancienne », que par la force des choses nous produisons encore. Et RDA entre parfaitement dedans. Les formats Marc lui vont à merveille. Il est fait pour les vêtements démodés — ou plutôt tellement classiques qu’ils sont indémodables. Il n’aime pas ces matières modernes, ces coupes d’avant-garde, non… dès qu’il essaie d’entrer dedans il les fait craquer, quelque chose ne va pas. Les bras, le buste ça passe, ça le rajeunirait même, mais ça coince au niveau de la taille.

Roma Foro Boario água benta, par patcarmo sur Flickr
Roma, Foro Boario, água benta, par patcarmo sur Flickr

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Dans la même session RDA vu de l’intérieur aux Journées Abes 2014 : Formations aux pré-requis : retours d’expérience, par Émilie Liard, SCD de l’université de Poitiers.

Notes en vrac

  • 25 octobre 2013

Giorgio de Chirico (1888-1978). La stazione di Montparnasse (1914 ; Paris), 140 x 184,5 cm. Museum of Modern Art, New York, États-Unis.
Giorgio de Chirico (1888-1978). La stazione di Montparnasse (1914), 140 x 184,5 cm. New York (États-Unis), Museum of Modern Art.

J’écris ces notes — qui sortent en vrac — dans le train, après la journée RDA, FRBR état des lieux organisée par la FULBI jeudi 17. (J’y étais invité pour présenter les progrès de la FRBRisation du Sudoc : je n’avais rien à dire, rien. Une situation des plus gênantes. Réduit à un babil d’ameublement. Heureusement les autres intervenants avaient des choses à dire quant à eux, et j’ai trouvé la journée très intéressante.)

Je me pose encore les mêmes questions à propos de ce projet SGBM et d’un futur Sudoc : faut-il passer au RDA ou pas, est-ce qu’un code de catalogage peut vraiment intégrer les FRBR, est-ce qu’il ne faut pas dépasser les FRBR, est-ce qu’on peut trouver une autre inspiration dans FRBRoo … Je ne sais pas.

Mais il me semble qu’il faut découpler les problématiques respectives du RDA et du modèle FRBR. On le voit, la Bibliothèque du Congrès le montre : on peut appliquer le RDA sans vraiment produire de données FRBRisées. Et plus j’y pense, plus je crois que des catalogueurs d’une BU ou autre ne feront jamais l’effort d’identifier l’œuvre, encore moins les œuvres, contenue(s) dans la publication à traiter. Cela tant que les règles de catalogage, et les interfaces de saisie, privilégieront l’aspect contenant par rapport à l’aspect contenu. Ou plutôt : obligeront à voir l’objet à décrire par ce bout-là de la lorgnette.

C’est pourquoi je me dis parfois : passons au RDA quoiqu’il en coûte, faisons-le, débarrassons-nous de ce problème-là. Ce qui nous permettra de nous poser la vraie question : maintenant comment fait-on pour sortir du catalogue traditionnel ? (Pour le dynamiter.)

Autre chose : pour construire des applications FRBR, il importe de ne considérer le modèle que comme une référence (rappelons qu’il a été conçu dans les années 1990, à partir des données de l’époque). Il faut le critiquer, le discuter, l’adapter. C’est ce qui a été fait par exemple pour la conception du nouveau système de production d’Electre  (présenté à la journée FULBI), et dans une moindre mesure dans Data.bnf.fr. Je ne suis pas sûr que la notion d’œuvre au sens strictement FRBR soit réellement représentée dans le modèle Electre, et c’est tant mieux. À mon sens les contours de l’entité œuvrefrbr sont difficiles, sinon impossibles, à normaliser (ce qui est d’ailleurs anticipé dans le modèle). L’entité expressionfrbr ou un équivalent, niveau pertinent pour la gestion des droits d’auteur sur les contenus, me semble moins problématique. De ce point de vue le RDA n’est certainement pas le bon outil, à moins d’être appliqué très librement. Tel qu’il est, le RDA est au contraire un bon moyen de cantonner un peu plus longtemps les bibliothécaires (et les bibliothèques) dans leur culture propre.

Ce qui est remarquable dans la réalisation d’Electre, c’est que compte tenu d’un éventail d’utilisateurs potentiels incluant les professionnels de l’édition, de la librairie et des bibliothèques, on s’est sincèrement interrogé sur les besoins qu’on avait ou qu’on allait avoir, et qu’on n’a pas hésité à changer complètement de point de vue, d’angle d’attaque, dans la production des métadonnées. On n’a pas craint de se projeter dans un univers entièrement différent.

À ce moment précis, je suis distrait de mes réflexions désordonnées par le type à côté de moi, qui téléphone aussi discrètement que possible, mais que j’entends distinctement dire ceci : il n’est pas bête, pas comme sa mère. Qui est cette mère ? Son ex-femme ? Sa belle-sœur ? Une collègue ? Puis un nouvel incident assez amusant, relatif cette fois à mon antipathique vis-à-vis, renchérit sur celui-ci. Plus moyen de penser aux FRBR etc. De toute façon je tourne en rond.

Avec ça on n’est même pas à Bordeaux encore. Ce retour en train est interminable.

Rébus Express. Émission du 8 mars 1962. 1ère partie / Maurice Brunot, réalisateur ; Office national de radiodiffusion télévision française, producteur. (Interlude).
Diffusion : INA [Institut national de l’audiovisuel (France)]. Accès : http://www.ina.fr/video/CPF86643387/rebus-express-1-ere-partie-video.html.

Ressources souffrantes : l’Aura appelle les docteurs

Les bibliothèques universitaires offrent à leurs usagers depuis une dizaine d’années un nombre considérable de ressources électroniques. Celles-ci souffrent néanmoins souvent d’un manque de visibilité et d’une complexité de signalement dans les systèmes d’information des établissements. Cette journée a pour objectif d’établir un panorama des pratiques actuelles mais également de proposer des perspectives d’avenir.

Telle est la courte introduction au programme de la journée d’études organisée par l’Aura (Association des établissements utilisateurs de l’Agence bibliographique de l’enseignement supérieur) le 16 janvier prochain à Paris sous le titre : Signaler les ressources électroniques. Introduction, comme on le voit, en forme de constat : les ressources électroniques souffrent d’un manque de visibilité.

Quelle est la cause de cette souffrance ? Mauvaise alimentation — métadonnées fast-food, trop grasses, trop pauvres en ceci ou cela, mal équilibrées ? Problème de digestion ? De circulation ? Malformation organique ? Rien de tout ça ? Tout à la fois ?

Des remèdes à cette souffrance existent-ils ? Si oui, peuvent-ils être administrés ? Doit-on en redouter les effets secondaires ? À voir ce qu’en diront les savants convoqués :

  • Du signalement à la base de connaissance : questions à l’aube d’une révolution par Nicolas Morin
  • La maîtrise des ressources documentaires numériques : enjeux pour les processus cognitifs de lecture et compréhension par Jean-François Rouet, directeur du laboratoire CeRCA (Centre de recherche sur la cognition et l’apprentissage, CNRS et université de Poitiers) et animateur d’un axe de recherche « Apprendre et s’informer dans l’interaction »
  • État de l’art et perspectives d’avenir par Benjamin Bober, ABES, Mission des projets coopératifs
  • Table ronde avec différents retours d’expériences françaises : Nathalie Varrault (SCD Lyon 2), Maximilien Savoye (SCD Metz), Thierry Fournier (SCD Rennes 1), Ewa Nieszkowska (SCD UPEC)

Le rapport de tout ceci à RDA ? On verra à la fin de la journée…

Site www de l’Aura : http://aura-asso.fr/

L’Aura. Non è una favola. Sony BMG, 2007.