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La vie est belge

  • 31 mars 2017

Qu’imaginer comme poisson d’avril cette année ?

Musée Magritte, par Ines s. sur Flickr (CC BY-ND 2.0)
Musée Magritte, par Ines s. sur Flickr (CC BY-ND 2.0)

Si on disait que le MESR, ayant mené de fiévreuses négociations dans la plus secrète des coulisses, est parvenu in extremis, juste avant l’élection présidentielle, à fusionner avec son équivalent belge, de sorte que le système de l’enseignement supérieur français est désormais belge dans sa totalité quoi qu’il arrive, qu’un calendrier pour la mise en œuvre de la transition est en cours de finalisation, etc. ?

On pourrait rédiger quelque chose dans ce sens-là, oui… Suffit de trouver le style.

Un style belge ou français ?

Français. C’est un communiqué du MESR.

Et l’Abes alors ?

Elle déménage.

Où ça ?

À Binche, à Namur, à Mons, à Moulinsart… on a le choix. Ou bien : elle fusionne avec quelque chose de belge. À voir.

Mais RDA ?

Va falloir regarder ce que font les Belges. Parce qu’à partir de demain, 1er avril, nous sommes belges nous aussi.

………

200 1#$aDifférences entre le Québec et la Belgique (Liège)$fDododFun [autrice, réalisatrice, participante]
219 #1$a[Liège]$cDododFun$d[2015]
219 #2$cYouTube$d2015
306 ##$aProduit à Liège en 2015 d’après le contenu de la vidéo

17

  • 9 janvier 2017

Faut-il se souhaiter la bonne année cette fois-ci ?

Mais oui. Cette fois plus que jamais.

Bonne année !

Vœux Abes 2017

Est-ce l’été ?

  • 1er juillet 2016

Bleu, baie des anges, par Alpha du centaure sur Flickr Bleu, baie des anges, par Alpha du centaure sur Flickr (CC BY 2.0).

Oui peut-être, mais on ne sait plus à quoi ni à qui se fier. Tout a l’air de se détraquer.

Les métadonnées n’en savent rien : laissons-les partir à la plage, insoucieuses de l’air du temps.

À la rentrée, si tout va bien… De nouvelles parties de RDA-FR seront publiées, et on annoncera lesquelles entreront en vigueur dans le Sudoc en janvier 17.

D’ici là, nous aussi comme les métadonnées, partons.

Bon été !

 

………

 

Ποτέ την Κυριακή [Poté tīn Kyriakī́] (1960). Extrait. Jules Dassin, réalisation, scénario ; Μελίνα Μερκούρη [Melína Merkoúrī (Melina Mercouri)], Jules Dassin, Γιώργος Φούντας [Giṓrgos Foúntas (Georges Foundas)],… acteurs ; Μάνος Χατζιδάκις [Mános Chatzidákis (Manos Hadjidakis)], musique ; Nico Papadopoulos [i.e. Paul Mauriat], arrangements. Grèce, 1960. Titre français : Jamais le dimanche.
Chanson : Τα Παιδιά του Πειραιά [Ta paidiá tou Peiraiá]. Μάνος Χατζιδάκις [Mános Chatzidákis (Manos Hadjidakis)], paroles et musique ; Μελίνα Μερκούρη [Melína Merkoúrī (Melina Mercouri)], chant ; accompagnement d’orchestre. Titre français : Les enfants du Pirée.

N’est-il pas temps

  • 4 juillet 2015

… d’aller se faire voir ailleurs ? Par exemple chez les Grecs — de qui la transition bibliographique n’est pas le souci.

Bon été !

Imam Baildi | Ακρογιαλιές δειλινά [Akrogialiés deiliná]. Βασίλης Τσιτσάνης [Vasílīs Tsitsánīs], paroles et musique ; Imam Baildi, groupe instrumental et vocal. Intègre des éléments de l’enregistrement original de Στέλλα Χασκίλ [Stélla Chaskíl] (1948).
Captation : Budapest (Hongrie), Sziget Fesztivál, août 2012.
Titre traduit (fr) : Rivages nocturnes.
Paroles grecques et traduction française sur stixoi.info

Qu’allons-nous inventer cette année ?

Quartetto Cetra | Il Lambret twist. Tata Giacobetti, Virgilio Savona, paroles et musique ; Quartetto Cetra, groupe vocal et instrumental. Publicité pour la marque Lambretta (scooters), Italie, 1962.

Inventiam
qualcosa che vi faccia strabiliar:
un cocktail fatto di genialità,
di dinamismo, di eleganza, di potenza,
tutto quello che può darvi la felicità!

Inventons
Quelque chose d’époustouflant :
Un cocktail fait de génie,
De dynamisme, d’élégance, de puissance,
Tout ce qui peut vous apporter le bonheur !

Voilà, c’est ça. Exactement ce qu’il faut. Bonne 2015 !

Urgence des vacances

  • 28 juin 2014

À la méthadone adonnée : méthadonée.

Je mets ma donnée, tu mets ta donnée… Où tu la mets ta donnée toi ?

Est-ce DF qui erre ? Il erre, DF, et qui erre aujourd’hui hier erra, et toujours errera. Toujours.

On le voit, il y a urgence à prendre des vacances.

S’il faut encore cataloguer, que ce soit loin d’ici.

Els amics de les arts | Monsieur Cousteau. Oriol Villar, réalisateur ; Eduard Costa, Joan Enric Barceló, Dani Alegret & Ferran Piqué (Els amics de les arts), acteurs. Production : Otrascosas de Villar-Rosàs, 2012. Bande son : Monsieur Cousteau, ISRC ES1301200001. Extrait de l’album : Els Amics de les Arts, Espècies per catalogar, Discmedi, 2012.

Parli’m d’aquells móns llunyans,
de les espècies per catalogar
que ningú mai ha vist abans.
Parlez-moi de ces mondes lointains,
Des espèces à cataloguer
Que nul n’a encore jamais vues.
Porti’m a aquells mars remots,
on els indicadors de profunditat
diuen que és de valents baixar.
Emmenez-moi dans ces mers éloignées,
Au fond desquelles les indicateurs de profondeur
disent qu’il faut du courage pour descendre.

Bon été !

Les doigts dans l’eau bénite du RDA

  • 23 mai 2014

Os olhos do meu amor
São grãozinhos de pimenta
Namorei-os na igreja
Ao tomar da água benta.

Les yeux de mon amour
Sont des grains de poivre
J’en suis tombée amoureuse
En prenant l’eau bénite.

Arlindo de Carvalho (né en 1930). Verde limão

(Prudence lorsqu’on trempe les doigts dans l’eau bénite.)

C’est terrible comme le stress de devoir parler devant un auditoire, dans une circonstance et dans un lieu assez solennels — du moins insolites — vous enlève à vous-même. On y est plus ou moins sujet, mais moi, le trac me rend malade, même bien avant l’instant redouté. Quand cet instant arrive, et pendant toute le temps où il faut parler, dire des choses, et ensuite répondre à des questions, je suis incapable de raisonner normalement. Et l’âge bien sûr n’arrange rien, vu le nombre de neurones qui s’anéantissent à chaque minute qui passe.

Je ne sais pas ce que j’ai dit sur RDA avant-hier, aux Journées Abes. D’après des personnes qui sont venues me voir ensuite, j’ai dit que ça n’avait aucun intérêt, que ce n’était ni fait ni à faire. Ce que j’ai dit sur les formats Marc, je ne sais pas trop.

Non, je ne pense pas que RDA soit sans intérêt. Je pense au contraire que dans son genre il a de grandes qualités. C’est le premier code de catalogage complet qui envisage vraiment les données bibliographiques comme étant constituées d’entités distinctes en relation les unes avec les autres, et qui suggère qu’elles puissent aussi être mises en relation avec d’autres données (du web) dont la portée ne soit pas essentiellement bibliographique.

Nos règles françaises actuelles ne disent rien de cela. Cependant l’application que nous en faisons dans le Sudoc (par exemple) témoigne d’une approche comparable. Dans le Sudoc, on met réellement des notices bibliographiques en relation avec d’autres notices bibliographiques, des notices d’autorité avec d’autres notices d’autorité, et des notices bibliographiques avec des notices d’autorité. Autrement dit : ce qui est produit actuellement dans le Sudoc n’est pas très différent de ce qu’on peut produire en appliquant le RDA dans un système en Marc capable de gérer des liens entre notices. En tout cas structurellement, il n’y a aucune différence.

Sur certains points, RDA apporte du mieux. Il est possible d’intégrer ce mieux si nous le jugeons utile. Par exemple la mise en relation (obligatoire selon RDA) de la notice bibliographique avec une notice d’écrivant l’œuvre, ou les œuvres contenue(s). Ou encore l’élément Type de support matériel (RDA 3.3) qui complète les éléments Type de contenu (RDA 6.9) et Type de média (RDA 3.2). Le type de support y est exprimé dans un vocabulaire contrôlé pour lequel des valeurs codées peuvent être utilisées. C’est mieux que de le donner sous forme textuelle comme nous le faisons actuellement (dans la zone Unimarc 215/$a) : plus pratique pour l’échange international de données, et pour une sortie en RDF. Cet élément n’a pas de correspondance dans l’ISBD, contrairement aux deux autres (qui équivalent peu ou prou à Forme du contenu et Type de médiation dans la zone 0, bientôt implémentée dans le Sudoc).

Ce qui me semble un peu manqué dans RDA, c’est que cette FRBRisation du code s’apparente davantage (selon moi) à un lifting terminologique qu’à un changement profond. Dans RDA il y en a à la pelle du FRBR et du FRAD, il s’en est mis partout. Mais il n’y a pas eu d’effort de clarification de la notion d’expression par opposition à la notion d’œuvre (voir le billet De l’expression bordel !). Dans RDA la notion d’expression est à l’évidence confondue avec celle de contenu de la manifestation, ce qui n’est pas la même chose. Cette dernière est à rapprocher de l’œuvre de publication (ou plutôt de son expression en l’occurrence) dans FRBRoo.

Il n’y a pas eu non plus de réexamen de la méthode de description des publications de type ISBD, essentiellement fondée sur la transcription ordonnée des éléments d’information recueillis sur la publication à décrire. Loin d’être un spécialiste du RDF, j’ai quand même appris certaines choses dans le groupe de travail interne à l’Abes sur la restitution des données du Sudoc dans ce formalisme. Notamment, que les zones ISBD dans lesquelles l’ordre des éléments est signifiant sont compliquées à faire passer en RDF, parce que certains de ces éléments ne sont en réalité pas indépendants alors qu’ils sont déclarés comme tels. Ils n’ont de sens que mis en rapport avec celui auquel ils sont subordonnés. Exemple : une page de titre portant deux titres, un complément de titre et trois mentions de responsabilité. Se contenter d’étiqueter chacun des éléments indépendamment les uns des autres, c’est comme donner en vrac des pièces détachées sans aucune instruction d’assemblage. Quelle est la bonne combinaison ? Titre : complément du titre / mention de responsabilité. Titre / mention de responsabilité ; mention de responsabilité, ou Titre / mention de responsabilité ; mention de responsabilité. Titre : complément du titre / mention de responsabilité, ou une autre combinaison ? Si on tient à cette méthode d’identification des publications, autant considérer ce type de séquence comme un tout et donner des instructions en ce sens (ce qui n’est pas fait dans le RDA). Ou autoriser le recours à une technique d’encodage des éléments de la source d’information, genre TEI, qui pourrait être utilisée conjointement avec du RDF.

Ou encore considérer que, du moins pour les ressources contemporaines, la description d’une ressource à des fins d’identification peut se faire autrement. D’ailleurs, c’est encore et toujours la suprématie des ressources textuelles qui a décidé de l’orientation des règles. Les enregistrements sonores n’ont jamais eu de page de titre, ni rien qui puisse en tenir lieu. L’identification de cette sorte de ressource passe par l’usage de titres normalisés (identification des œuvres et des expressions musicales), la consignation des noms des interprètes, des circonstances de l’enregistrement (la date surtout), et des données éditoriales et commerciales.

Quant aux formats Marc, ils sont faits pour des notices « à l’ancienne », que par la force des choses nous produisons encore. Et RDA entre parfaitement dedans. Les formats Marc lui vont à merveille. Il est fait pour les vêtements démodés — ou plutôt tellement classiques qu’ils sont indémodables. Il n’aime pas ces matières modernes, ces coupes d’avant-garde, non… dès qu’il essaie d’entrer dedans il les fait craquer, quelque chose ne va pas. Les bras, le buste ça passe, ça le rajeunirait même, mais ça coince au niveau de la taille.

Roma Foro Boario água benta, par patcarmo sur Flickr
Roma, Foro Boario, água benta, par patcarmo sur Flickr

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Dans la même session RDA vu de l’intérieur aux Journées Abes 2014 : Formations aux pré-requis : retours d’expérience, par Émilie Liard, SCD de l’université de Poitiers.

Un poisson sur trois

  • 7 avril 2014

Non, il n’est pas question de quatre chiffres au lieu de trois dans les étiquettes du Marc21 ni de l’Unimarc. Le billet Tout augmente est de pure fantaisie, du moins sur ce point précis : nombreux sont ceux qui auront noté qu’il a été publié un 1er avril, jour de grande marée.

Voici deux autres poissons possibles, destinés plutôt à une diffusion via les listes professionnelles liées au Sudoc, mais qui n’ont pas été mis en circulation. Y auriez-vous cru ?

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Bonjour,

La directive européenne 2012/786/CE sur l’usage du symbole de la monnaie unique, transposée en droit français par le décret n° 2014-61R du 14 janvier 2014, restreint l’usage de symboles monétaires autres que celui de l’euro, et en interdit désormais l’emploi dans un certain nombre de cas, notamment « en tant que séparateur d’éléments de données dans les bases de données et les services en ligne ». Ces symboles doivent être remplacés par celui de l’euro.

Conformément à ce décret, c’est donc le signe « € » qui remplacera le signe « $ » dans les affichages MARC du Sudoc, ceci à compter du 1er juin 2014.

Bien cordialement.

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Bonjour,

Des mesures effectuées régulièrement sur les serveurs hébergeant les applications et les données gérées par l’ABES font apparaître depuis quelques jours un niveau de radioactivité supérieur à la normale. Comme vous le savez sans doute (cf. http://www.donneesetradioactivite.france.org) les bases de données absorbent la radioactivité, et les données deviennent à leur tour sources de rayonnement dans certaines conditions. Il paraît prudent de procéder à des évaluations sur vos propres serveurs de données dès lors que vous y avez intégré les transferts réguliers du Sudoc ces jours derniers, voire de mettre en place les mesures appropriées de protection des personnes.

Nous vous prions de nous excuser pour ce désagrément, et vous remercions de votre compréhension.

Bien cordialement.

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Retour à des sujets rébarbatifs très prochainement. Un billet fort long et fort ennuyeux est en cours d’écriture.

Pesce, par Maurizio Neri sur Flickr
Pesce, par Maurizio Neri sur Flickr (CC BY-NC-ND 2.0)

Tout augmente

  • 1er avril 2014

Attention ! Lire aussi Un poisson sur trois.

On sait que la structure du format bibliographique Marc21, très proche de l’organisation de la fiche des catalogues d’autrefois (« vedette principale » en haut, suivie du pavé descriptif et des « rappels de vedette ») présente quelques faiblesses intrinsèques quant au repérage des entités FRBR desquelles relèvent les différents éléments de la notice.

Par exemple : un point d’accès auteur est soit la « vedette principale » de la notice (zone 100 pour un nom de personne, 110 pour un nom de collectivité etc.), soit un « autre accès auteur » (700, 710). Dans ce second cas l’étiquette Marc ne permet pas de différencier une fonction de co-auteur (co-créateur selon la terminologie FRBR, c’est à dire relevant du niveau de l’œuvre) d’une fonction relative aux autres niveaux des FRBR, que ce soit l’expression (traducteur, mettons), la manifestation ou l’item (ancien possesseur ou autre).

Marc21 : 4 chiffres au lieu de 3

C’est pourquoi, bien tardivement il est vrai, il est envisagé d’y remédier : les étiquettes du format Marc21 devraient passer à 4 chiffres (au lieu de 3), le premier de ces chiffres exprimant l’entité FRBR du groupe 1 de laquelle relève l’élément enregistré dans la zone, selon le schéma suivant : œuvre : 1 ; expression : 2 ; manifestation : 3 ; item : 4 ; plusieurs niveaux : 8 ; niveau indéterminé : 0.

La zone 245 (titre et mention de responsabilité, niveau de la manifestation) devient donc : 3245.
La zone 100 (« vedette principale » auteur, nom de personne, niveau de l’œuvre) devient : 1100.
La zone 700 (« autre accès auteur », nom de personne) devient, suivant le cas : 1700 (niveau de l’œuvre), 2700 (niveau de l’expression), 3700 (niveau de la manifestation), ou 4700 (niveau de l’item).

Et ainsi de suite.

Et l’Unimarc ?

On pourrait penser a priori qu’une telle disposition, propre au Marc21, n’aura aucune incidence sur l’Unimarc.

Or, pour que la modification structurelle envisagée pour le Marc21 soit viable, il sera nécessaire d’aménager dans le même sens la norme ISO 2709, qui constitue le modèle général des formats Marc. Tous les formats Marc, bibliographiques et d’autorité, sont donc potentiellement impactés.

Ce sujet est à l’ordre du jour de la prochaine réunion du PUC (Permanent Unimarc Committee), les 12 et 13 mai prochains. Il va sans dire que la perspective d’un aménagement aussi lourd, alors que les formats Marc sont réputés moribonds (mais pas tant que ça apparemment), est accueillie sans enthousiasme.

A fish called Wanda (1988). Extrait. Charles Crichton, réalisateur ; John Cleese & Charles Crichton, scénario ; John Cleese, Jamie Lee Curtis, Kevin Kline, Michael Palin…, acteurs. Production : Metro-Goldwyn-Mayer. Royaume-Uni & États-Unis, 1988.
Titre français : Un poisson nommé Wanda.

C’est reparti…

  • 9 janvier 2014

… comme en 14. Bonne année !

Musée des Abattoirs (Toulouse), juillet 2012
Musée des Abattoirs (Toulouse), juillet 2012. Photo Ph. Le Pape.