Archives d’Auteur: Ph. Le Pape

Ouverture des inscriptions — Transition bibliographique : 2e Journée professionnelle « Systèmes & données »

  • 20 septembre 2017

Les inscriptions à la 2e Journée professionnelle « Systèmes & données » du programme Transition bibliographique sont ouvertes ! Il suffit de suivre ce lien.

Rappel : la participation à la Journée est gratuite, mais l’inscription est obligatoire.

Et comment résister à un tel programme ?

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Transition bibliographique : 2e Journée professionnelle « Systèmes & données »

  • 24 août 2017

Ce sera le cœur de novembre. Il pleuvra. Des chutes se produiront sur le dangereux parvis de la Bibliothèque nationale de France tandis qu’à l’intérieur se déroulera la 2e Journée professionnelle du groupe « Systèmes & données » du programme national Transition bibliographique :

Métadonnées en bibliothèques : attention, travaux !
Des chantiers de la Transition bibliographique

Le mardi 14 novembre 2017, de 9h à 17h30
BnF, site François-Mitterrand, Grand auditorium

« Sans attendre la publication de l’intégralité des règles RDA-FR ou la mise à disposition de données entièrement FRBRisées, les bibliothèques peuvent dès aujourd’hui engager certains chantiers.

Les premiers éléments d’une « boîte à outils de la Transition bibliographique » seront présentés aux responsables de SIGB, aux fournisseurs de logiciels ou de notices et, plus largement, à tous les agents de bibliothèques, en vue de préparer la FRBRisation de leurs catalogues.

Organisée par le groupe « Systèmes & Données », cette journée souhaite apporter des réponses pragmatiques et concrètes aux interrogations sur la Transition bibliographique sous l’angle de l’informatique documentaire.

Dans cette perspective, elle proposera un point sur l’actualité de la modélisation et des formats ainsi qu’un éclairage sur quatre chantiers, en alternant séance plénière et sessions parallèles. »

Courez-y ! (À vos risques et périls.)
Tout (programme, horaires) est détaillé sur le site du programme Transition bibliographique.

*** La mise en ligne du formulaire d’inscription aura lieu vers le 20 septembre ***

N.B. Au même endroit, le lendemain 15 novembre : Journée Rameau

………

 

En attendant c’est encore l’été.

Mina. Tintarella di luna / Franco Migliacci, paroles ; Bruno De Filippi, musique.
Mina, chant ; I Solitari, groupe instrumental.
Extrait du film Juke box, urli d’amore (Italie, 1959). Mauro Morassi, réalisation ; Ugo Guerra, Ottavio Alessi, Fabio De Agostini, scénaristes ; Mario Carotenuto, Marisa Merlini, Mario Girotti, … acteurs. Sorti en France en 1964 sous le titre : Pousse pas grand-père dans les orties.

Vingt ans après : LRM, un pour tous !

  • 21 août 2017

Ce billet est une version longue d’un article à paraître dans la prochaine livraison (87) d’Arabesques, consacrée à la Transition bibliographique.

Fusione #3, par Paolo Torrisi sur Flickr (CC BY-NC-ND 2.0)
Fusione #3, par Paolo Torrisi sur Flickr (CC BY-NC-ND 2.0).

Bientôt on parlera de FRBR comme d’une chose révolue. Le début de l’effort de modélisation des métadonnées bibliographiques entrepris au début des années 1990. Le texte fondateur de cet effort : le « modèle FRBR » contenu dans le rapport final sur les Fonctionnalités requises des notices bibliographiques, achevé en 1997, publié en 1998, aura constitué le point de départ d’une évolution profonde dans la compréhension de l’univers complexe des métadonnées bibliographiques.

Deux autres modèles ont suivi : FRAD (2009) pour les données « d’autorité » et FRSAD (2010) pour les données « d’autorité matière », périphériques dans FRBR qui se concentrait sur ses 4 entités centrales : œuvre, expression, manifestationitem, et sur les relations de et vers ces entités.

IFLA LRM (IFLA Library reference model : Modèle de référence des bibliothèques, 2017) résulte de la fusion et de l’évolution des trois modèles FRxx, qu’il remplace intégralement.

Pourquoi fusionner les trois modèles ?

Globalement, leur rédaction s’est échelonnée sur une quinzaine d’années, au cours desquelles s’accomplissait un événement bouleversant : le déferlement de l’Internet sur le monde. Les FRBR sont encore dans l’ignorance de cette chose-là, bien qu’elles prennent acte d’un changement en cours dans les besoins des publics. Elles ne savent pas non plus très bien ce qu’elles sont, vu qu’elles poursuivent deux objectifs distincts : « élaborer un cadre conceptuel permettant de comprendre clairement […] l’essence même de ce sur quoi la notice bibliographique est censée renseigner, et l’essence même de ce que nous attendons de la notice en termes d’adéquation aux besoins des utilisateurs » d’une part, et « recommander un niveau  minimal  de  fonctionnalité  et  de  spécification  de  données  à  appliquer  aux  notices  produites  par  les  agences  bibliographiques nationales » d’autre part. C’est ce second objectif que semble exprimer le titre : « Fonctionnalités requises des notices bibliographiques ». Tous les mots comptent.

Le fameux « modèle FRBR » qui s’y trouve contenu s’érige sur un terrain encore imprégné des Principes de Paris (1961). Il en est nourri. Il n’y avait que ça comme nourriture à l’époque. Pourtant le cadre général qu’il pose n’a pas été profondément remis en cause par la suite : un cœur bibliographique réparti en quatre entités principales, œuvre, expression, manifestation et item (« WEMI[1] »), sur lequel des personnes ou des collectivités exercent des responsabilités de création, transformation, publication, possession etc. S’y ajoute la relation de sujet (absente des Principes de Paris), qui associe n’importe laquelle des six entités déjà citées, plus quatre autres (objet, concept, lieu et événement) à l’entité œuvre et à elle seule.

Modèle FRBR : schéma général
Modèle FRBR : schéma général.

Tout cela dans la perspective des quatre types d’opération identifiées comme pouvant être effectuées par l’utilisateur d’un catalogue : trouver, sélectionner, identifier, obtenir. Chacune des entités du modèle est dotée d’un certain nombre d’attributs, qui pourraient être autant de zones d’une notice MARC qui en décrirait une instance.

FRAD et FRSAD approfondiront la modélisation des données dites « d’autorité » : pour FRAD, celles constituant les entités FRBR œuvre, personne et collectivité auxquelles s’en ajoute une nouvelle (famille) ; pour FRSAD, toutes les entités du modèle, mais dans la perspective exclusive de leur utilisation en tant que sujet.

Ces points de vue particuliers nécessitent la création de nouvelles entités. Par exemple nom dans FRAD et nomen dans FRSAD, tant il est vrai que le travail sur les « autorités » consiste essentiellement à rassembler les différents noms par lesquels une même entité peut être désignée. Ou encore thema dans FRSAD, définie comme une super-classe de toutes les entités FRBR, ce qui permet de formaliser la relation de sujet de manière générique : œuvre a pour sujet thema, thema est sujet de œuvre. FRAD et FRSAD, qui englobent dans les processus liés aux données d’autorité les tâches réalisées par les créateurs et les gestionnaires desdites données, identifient en outre des opérations d’utilisateur inconnues de FRBR : contextualiser et justifier (FRAD), explorer (FRSAD).

Les modèles FRAD et FRSAD, développés à part des FRBR tout en y faisant constamment référence, étendent le modèle d’origine et l’affinent, quittes à en redéfinir parfois les concepts d’une manière adaptée à leurs points de vue respectifs. Conçus également à part l’un de l’autre, ils peuvent établir des concepts voisins mais pas entièrement superposables (par exemple nom et nomen cités plus haut). Enfin certains de ces nouveaux concepts ne sont plus en cohérence avec l’approche des FRBR : l’association d’un nom à une entité, définie comme une relation pour les données « d’autorité » est traitée comme un attribut de l’entité dans FRBR (un titre de manifestation par exemple).

Il y avait donc lieu d’envisager enfin les trois modèles comme un tout, d’autant que la modélisation des agrégats avait fait parallèlement l’objet d’un rapport[2], publié séparément en 2011 et jamais intégré au corps des FRBR. Sans compter que de FRBR à FRAD et FRSAD, on est passé d’une modélisation « entité-association » basique à une modélisation qu’on sent tentée par un formalisme d’ontologie.

FRBRoo

Au moment même où s’élaboraient FRAD et FRSAD naissait une autre initiative liée à FRBR.

FRBRoo[3] (FRBR « orienté objet »), publié dans sa première version en 2009, est une formalisation de FRBR en ontologie, par le biais d’une harmonisation avec CIDOC CRM[4], modèle conceptuel créé pour les objets de musée. FRBRoo, qui se présente comme « une ontologie ou modèle conceptuel de haut niveau pour les données bibliographiques[5] »,  en est une extension. Son édition actuelle (version 2.4, 2015) intègre les modèles FRAD et FRSAD.

FRBRoo, au lieu d’entités et de relations, met en œuvre des classes et des propriétés. Les classes sont organisées hiérarchiquement (une classe lègue toutes ses propriétés aux sous-classes qui en dépendent).

On y retrouve globalement l’analyse des FRBR, avec cependant quelques différences notables. Le temps y est envisagé de manière dynamique (notion de laps de temps, aussi court soit-il, dans lequel se déroule toute opération liée à la production bibliographique, au lieu de celle, fixe, de date, d’ailleurs envisagée comme attribut et non comme relation dans les modèles FRxx). Dans FRBR la manifestation n’est qu’un avatar d’une œuvre réalisée dans une expression, tandis que FRBRoo distingue un processus de production d’une manifestation à exemplaire unique (tel qu’un manuscrit) de celui aboutissant à la production de copies multiples. Ce dernier est considéré comme un travail de création : FRBRoo reconnaît l’œuvre de publication, dont l’expression englobe les expressions individuelles des œuvres qui font l’objet de la publication. L’expression de publication de FRBRoo est plus ou moins un équivalent en relief de la manifestation de FRBR. En revanche, la manifestation à exemplaire unique est considérée comme un objet, et confondue avec son item.

IFLA LRM

L’influence de FRBRoo sur LRM est sensible, et cela dès son nom dans lequel on perçoit un écho de celui du CIDOC CRM. « IFLA LRM se veut un modèle conceptuel de référence de haut niveau développé dans un cadre de modélisation entité-association enrichi »[6], ce qui n’est pas très éloigné de ce que FRBRoo dit de lui-même (cf. supra).

Formalisme

IFLA LRM se donne en effet des airs d’ontologie. Les entités y sont organisées hiérarchiquement en classes et sous-classes, avec une entité de niveau supérieur, res (« chose » en latin — mais c’est aussi le début de resource, comme dans Resource Description Framework ou RDF). Toutes les autres entités du modèle sont donc des sous-classes de res, défini comme « toute entité de l’univers du discours ». Res était en quelque sorte annoncé par thema de FRSAD, dont il est une généralisation. LRM compte 3 niveaux d’entités.

LRM, hiérarchie des entités
LRM, hiérarchie des entités. Source : IFLA Library Reference Model, IFLA, 2017, page 18.

Comme dans les modèles FRxx, les entités sont dotées d’attributs.

Les relations se caractérisent chacune par leur domaine et leur codomaine (c’est à dire l’entité depuis laquelle et celle vers laquelle la relation peut être établie) ainsi que par leur cardinalité (pour une relation donnée, le nombre d’instances possibles d’entités de son domaine et de son codomaine). De même qu’est définie une entité de niveau supérieur, de même est établie une relation générique Est associé à, dont le domaine et le codomaine sont l’entité res : res est associée à res. Les autres relations définies dans le modèle en sont des spécialisations.

Chaque entité, attribut, relation de LRM est doté d’un identifiant (LRM-En pour les entités, LRM-En-An pour les attributs, LRM-Rn pour les relations).

Entités

L’organisation hiérarchique des entités dans LRM abolit la répartition en trois groupes de FRBR (groupe 1 : WEMI ; groupe 2 : agents ; groupe 3 : entités supplémentaires définies pour la relation de sujet) et fait disparaître la notion d’autorité.

On y compte moins d’entités que dans l’ensemble FRBR + FRAD + FRSAD (11 au lieu de 18) : une entité LRM n’est établie qu’à condition de présenter des attributs ou relations spécifiques (qui ne peuvent pas être définies à un niveau supérieur) — ce qui a par exemple conduit à l’extinction des entités concept et objet, désormais inutiles puisque la relation de sujet ne porte plus que sur res.

Les WEMI voient leurs définitions légèrement modifiées (œuvre et manifestation dans un sens plus abstrait), tandis qu’il devient possible, pour une œuvre donnée, d’en déterminer une « expression représentative » dont certaines caractéristiques peuvent être enregistrées en tant qu’attributs de l’œuvre (exemple : la langue originale d’une œuvre textuelle).

Une entité générique agent est désormais déclarée dans le modèle, avec comme sous-classes personne et agent collectif (au détriment des entités famille et collectivité). Mais surtout un agent est défini comme « une entité capable d’actions délibérées, qui peut bénéficier de droits et être tenu pour responsable de ses actions » alors que pour FRAD une personne est un « individu, ou identité d’emprunt ou autre identité attribuée ou adoptée par un individu ou un groupe » et une collectivité « comprend des organismes ou des groupes de personnes fictifs ». Ce glissement — influence directe de FRBRoo — constitue un important changement de point de vue qui mériterait une analyse particulière.

Les entités lieu et événement sont profondément transformées : elles deviennent respectivement lieu et laps de temps, et peuvent être désormais associées à res (c’est-à-dire à n’importe quelle entité du modèle) par la relation « Est associé à » (LRM-R33) : elles ne sont plus confinées à la relation de sujet. Concrètement, les attributs FRBR tels que : lieu de publication, localisation (d’une collectivité) etc. ou date de l’œuvre, de l’expression, de publication, de naissance etc. n’existent plus et doivent être remplacés chacun par une relation entre l’entité concernée (œuvre, expression, manifestation, agent…) et l’entité lieu ou laps de temps suivant le cas.

Attributs

Ils sont beaucoup moins nombreux que dans l’ensemble FRBR + FRAD + FRSAD. Là où ils ont pu être remplacés par des associations entre entités, ou lorsqu’ils semblaient relever davantage d’applications du modèle que du modèle lui-même, ils ont disparu.

En contrepartie, quelques créations. L’un de ces nouveaux attributs, établi au niveau de res, c’est à dire autorisé dans toutes les entités, est catégorie, qui permet de ne déclarer dans le modèle lui-même que les entités jugées nécessaires au niveau de généralisation qui est le sien. La catégorisation de certaines d’entre elles en entités plus spécifiques aura lieu si besoin est dans les applications du modèle (règles de catalogage par exemple).

Signalons également l’attribut mention de manifestation dans l’entité manifestation : « une mention apparaissant sur les exemplaires d’une manifestation et jugée importante pour la compréhension que peuvent avoir les utilisateurs de la façon dont la ressource se représente elle-même ». À lui seul cet attribut prend en charge l’intégralité des données transcrites — que les règles de catalogage peuvent détailler autant que nécessaire.

Relations

Les relations dans LRM, vue d'ensemble
Les relations dans LRM, vue d’ensemble. Source : IFLA Library Reference Model, IFLA, 2017, page 84.

Les relations entre entités étaient parfois définies de manière différente d’un modèle FRxx à un autre. Ces conflits sont résolus dans LRM, où les relations (en dehors de celles entre WEMI qui restent le cœur du modèle) sont généralement plus abstraites que dans les modèles précédents et moins nombreuses. Exemple : les relations de supplément, complément et même de résumé définies entre œuvres dans FRBR sont englobées dans celle de accompagnement / complément dans LRM.

La relation de sujet, on l’a vu, est établie simplement entre l’entité res et l’entité œuvre, ce qui revient à dire que toute entité du modèle peut être sujet d’une œuvre (y compris une œuvre, qui est elle-même une res).

Les relations d’agent sur les WEMI sont retouchées par rapport à FRBR (ainsi la relation A créé / Est créé par est étendue à l’expression et à la manifestation, probable influence de FRBRoo).

La relation d’appellation, reprise de FRSAD, est peut-être la plus troublante pour qui ne connaissait que le modèle FRBR dans lequel elle n’est pas définie. Dans FRBR, les noms que peut prendre une instance de telle ou telle entité sont des attributs de ladite entité. Dans LRM, toute forme particulière de nom liée à une entité est une instance d’une autre entité, nomen, associée à la première par la relation A pour appellation / Est une appellation de (LRM-R13). Ce dispositif permet à chaque forme de nom d’être doté d’attributs : d’abord la chaîne de caractères qui compose ce nom, son type (identifiant, point d’accès normalisé, variante de nom…), sa langue, son écriture, son contexte d’utilisation, sa source etc. et d’être mis en relation avec d’autres entités (la personne ou la collectivité qui a assigné cette forme particulière du nom, par exemple).

Les opérations des utilisateurs (« user tasks »)

Comme FRBR, LRM est construit en fonction des besoins des utilisateurs de l’information bibliographique. En revanche il ne prend pas en compte les processus de gestion interne des métadonnées présents dans FRAD et FRSAD. Les sept opérations des utilisateurs définies conjointement dans FRBR, FRAD et FRSAD sont donc réduites à cinq dans LRM, certaines étant devenues caduques et déclarées hors modèle, les autres s’ajustant en une liste unique dans laquelle on retrouve les quatre opérations de base dégagées dans FRBR (trouver, identifier, sélectionner, obtenir) définies d’une manière plus synthétique, auxquelles s’ajoute « explorer », fusion de l’opération du même nom dans FRSAD et de « contextualiser » de FRAD.

LRM, un modèle conceptuel de haut niveau

LRM se présente comme un modèle « de haut niveau », c’est-à-dire qu’il n’entre pas dans certains détails de spécificité considérés comme relevant de ses applications particulières (codes de catalogage ou autres) — à l’image de feu l’ISBD(G), matrice des ISBD spécialisés. Il se tient au contraire à un niveau de généralité qui lui procure davantage de souplesse que les modèles FRxx.

Il revient aux créateurs d’applications de LRM d’en élaborer éventuellement des extensions (à l’instar de FRBRoo, extension de CIDOC CRM) en créant par exemple des sous-classes des entités existantes, des relations spécifiques à partir de celles définies dans le modèle, ou de nouveaux attributs aux entités. Ils peuvent aussi, sans définir de nouvelles entités, se contenter d’utiliser l’attribut catégorie de res afin de répartir les entités existantes selon une typologie à définir en fonction de l’application.

À l’inverse, une application de LRM est libre de n’en utiliser qu’une partie des entités, des attributs ou des relations. « Cependant, une implémentation du modèle ne sera considérée comme fidèle à celui-ci qu’à la condition qu’elle respecte la structure fondamentale des entités et des relations définies entre elles (y compris leurs contraintes de cardinalité), ainsi que le rattachement des attributs aux entités pertinentes. » (IFLA LRM 2.2.)

RDA et LRM

Dès novembre 2016 le RSC (RDA Steering Committee) a pris la décision de réviser en profondeur RDA afin de l’aligner sur LRM, dont le texte était alors considéré comme stabilisé.

Ce travail est en cours. La publication d’une nouvelle édition de RDA, dans un RDA Toolkit lui-même rénové, est annoncée pour avril 2018. Ce sera l’épreuve de vérité : on verra si RDA est finalement autre chose qu’un ravalement de façade des AACR2.

À suivre particulièrement : la mise en œuvre de la modélisation des agrégats et celle de la relation d’appellation. Cette dernière est difficile à rendre dans un format MARC.

[1] Pour: Work, Expression, Manifestation, Item

[2] Final report of the Working group on aggregates, IFLA, 2011. En ligne : https://www.ifla.org/files/assets/cataloguing/frbrrg/AggregatesFinalReport.pdf

[3] Voir : Definition of FRBRoo : a conceptual model for bibliographic information in object-oriented formalism, version 2.4, IFLA, 2016. En ligne : https://www.ifla.org/publications/node/11240

[4] CIDOC : Comité international pour la documentation de l’ICOM [International council of museums ] ; CRM : Conceptual reference model. Voir : http://www.cidoc-crm.org/

[5] « FRBRoo is an ontology or high-level conceptual model for bibliographic data. » https://www.ifla.org/publications/node/11240 déjà cité.

[6] IFLA LRM, § 2.1 Scope and objectives

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The three musketeers (1921), extrait. Fred Niblo, réalisation ; Douglas Fairbanks, Edward Knoblock et Lotta Woods, scénario ; Douglas Fairbanks (D’Artagnan), Léon Bary (Athos), George Siegmann (Porthos), Eugene Pallette (Aramis),… acteurs.
D’après Les trois mousquetaires d’Alexandre Dumas.
États-Unis, 1921.

Nouvelles règles RDA-FR publiées (chapitres 5, 6 et 17)

  • 22 mai 2017

rda-fr-vignette

………

3 nouveaux chapitres de RDA-FR viennent d’être publiés et mis en ligne sur le site Transition bibliographique :

Section 2

  • Chapitre 5 – Recommandations générales sur l’enregistrement des attributs des œuvres et des expressions
  • Chapitre 6 – Identification des œuvres et des expressions

Section 5

  • Chapitre 17 – Recommandations générales sur l’enregistrement des relations principales

Il ne s’agit plus cette fois de mises à jour de la partie relative à la description des manifestations et des items (section 1), mais de règles portant sur d’autres parties du modèle FRBR : les œuvres et les expressions d’une part (section 2), les relations entre œuvres, expressions, manifestations et items d’autre part (section 5).

Ces deux nouvelles sections sont publiées chacune dans un document pdf distinct et sont accessibles depuis la page de sommaire général de RDA-FR.

Aucun calendrier d’application de ces nouvelles règles n’est encore annoncé, ni dans le cadre du Sudoc ni dans celui du catalogue général de la BnF.

Sur les œuvres et les expressions, les deux chapitres publiés, bien que très volumineux, demandent en effet à être complétés par les règles d’application aux divers types spécifiques d’œuvres et d’expressions.

Quant au chapitre 17, il fait explicitement référence à ces mêmes entités œuvre et expression, dont les contours sont en train de se préciser dans RDA-FR sans que cela se traduise encore concrètement dans les catalogues.

………

RDA : à quoi sert l’élément Type de support ?

  • 5 mai 2017

À renseigner sur le type de support de la ressource décrite.

Voilà.

I love fesse noz : Vous auriez peut-être dû prendre des cours de breton !, par Yann Seitek sur Flickr (CC BY-NC 2.0)
I love fesse noz : Vous auriez peut-être dû prendre des cours de breton !, par Yann Seitek sur Flickr (CC BY-NC 2.0)
Type de contenu : image fixe
Type de médiation : sans médiation
Type de support : feuille

………

La trinité Type de contenu, Type de médiation, Type de support

Autrefois, il y a déjà très longtemps, on fournissait une Indication générale du type de document, insérée à l’intérieur même de la zone du titre et de la mention de responsabilité de l’ISBD : « Texte imprimé », « Enregistrement sonore », « Ressource électronique » etc. Ces formules avaient l’avantage de la concision. Elles étaient en outre en nombre limité et donc faciles à mémoriser. Elles présentaient toutefois plusieurs inconvénients (voir le billet La zone zéro).

L’Indication générale du type de document a disparu dans l’ISBD intégré, publié en 2011, au profit d’une « zone 0 » constituée de deux éléments distincts (Forme du contenu et Type de médiation), plus rigoureux et plus précis. Cette zone est obligatoire (ce qui n’a jamais été le cas de  l’indication générale du type de document). De surcroît les termes à employer sont désormais constitués en référentiels, alors que la liste des indications générales du type de document était indicative. Les deux éléments de la zone 0 sont donc beaucoup mieux adaptés à la mise en place de facettes ou de filtres dans une interface de recherche — et ils sont faits pour ça.

RDA, publié l’année précédente (2010), avait adopté un dispositif analogue en définissant les deux éléments Type de contenu et Type de médiation. Il les a complétés par un élément supplémentaire, le Type de support, sans correspondance dans l’ISBD, qui permet d’aller au bout de la logique de sélection des ressources documentaires par leurs modalités d’utilisation.

Le Type de support dans RDA

RDA-FR donne de l’élément Type de support la définition suivante :

Le type de support est une catégorisation reflétant le support de la ressource, correspondant au type de dispositif de médiation requis pour visionner, faire fonctionner, faire défiler, etc. le contenu d’une ressource.
RDA-FR 3.3.1.1 Champ d’application

Voici comment sont renseignés les types de contenu, de médiation et de support pour :

L’estate di Le Touquet / Rosetta Loy ; con una nuova prefazione dell’autrice. — Nuova edizione. — Milano : Biblioteca universale Rizzoli, 2005. — 1 volume (187 pages) ; 20 cm.

(c’est à dire une « monographie imprimée », comportant exclusivement ou principalement du texte) :

Type de contenu : texte
Type de médiation : sans médiation
Type de support : volume

Voici les mêmes éléments pour cet atlas (cartographique) imprimé :

Atlas de l’archipel de Molène : géologie, géomorphologie et sédimentologie / Axel Ehrhold et Bernard Le Gall coordinateurs. — Versailles : Editions Quae, 2017. — 1 volume (142 pages) : ill. en coul. ; 30 cm.

Type de contenu : image cartographique
Type de médiation : sans médiation
Type de support : volume

Comme on le voit, le Type de support est « volume » dans les deux cas. Cet élément, qui est un attribut de la « manifestation » selon le modèle FRBR, ne reflète en aucun cas une catégorie fonctionnelle de la ressource, ni une typologie autre que purement matérielle. Une partition, si elle est imprimée, sera décrite comme : « musique notée » (Type de contenu), « sans médiation »  (Type de médiation), « volume » ou « brochure » etc. (Type de support) suivant le cas. (Voir aussi comment est traitée une affiche en tête de ce billet.) Toutes sortes de contenus intellectuels ou artistiques peuvent être présentés sous forme de « volume », de même que du « texte » ou de l’ « image cartographique » etc. peuvent être mis à disposition autrement qu’en « volume ». En pratique, le binôme :

Type de contenu : texte
Type de médiation : sans médiation

peut s’utiliser avec n’importe lequel des Types de support suivants :

autocollant
brochure
carte
dépliant
fascicule
feuille
fiche
rouleau
transparent
volume

voire :

panneau
panneau dépliant
plaque

On trouvera la liste des Types de support ainsi que leurs définitions au paragraphe 3.3.1.3 de RDA-FR. Elle est plus riche que celle de RDA international et propose des termes génériques en plus des désignations particulières.

À noter que le Type de support (de même que Type de contenu et Type de médiation) est par ailleurs absolument indépendant du mode de parution de la ressource (unité isolée, monographie en plusieurs parties, publication en série, ressource intégratrice).

Correspondance entre Type de support et Importance matérielle

Mais cette information sur le type de support, on la donne déjà, non ? Dans la description physique ou technique (Unimarc 215$a) : « 3 microfiches », « 1 volume (287 pages) » etc. Non ?

C’est vrai. En anticipant un peu sur RDA-FR, dont les règles relatives à cette partie de la description paraîtront cette année 2017, nommons d’ores et déjà cet élément Importance matérielle (RDA-FR 3.4). Alors pourquoi ce Type de support, un élément spécifique en plus pour dire la même chose ?

Les deux éléments de données n’ont pas la même forme. Exemple d’une monographie imprimée en deux volumes :

Type de support : volume
Importance matérielle : 2 volumes (XVI-329, XX-412 pages)

Mais c’est surtout leur usage qui diffère. Le Type de support, qui est comme son nom l’indique une catégorie, est expressément conçu comme un élément de donnée servant à chercher (exploité sous forme de facettes ou de filtres dans une interface de recherche, comme dit plus haut), tandis que l’Importance matérielle est un élément de description.

On y retrouve il est vrai la mention du type de support, mais aussi le nombre d’unités de ce type de support compris dans la ressource, complété éventuellement par le nombre de sous-unités (des pages dans l’exemple ci-dessus).

RDA recommande d’utiliser le même terme dans les deux éléments pour désigner le type de support :

Enregistrer l’importance matérielle de la ressource en donnant le nombre d’unités et un terme approprié désignant le type de support tel que listé sous 3.3.1.3.
RDA-FR 3.4.1.3 (version de travail, mars 2017)

Mais le cas où aucun des termes de la liste des Types de support ne convient parfaitement est envisagé. Dans ce cas il n’y aura pas d’identité formelle entre le Type de support et la désignation précise du support dans l’Importance matérielle. Exemples :

Type de support : mémoire USB
Importance matérielle : 1 clé USB à mémoire flash

Type de support : objet
Importance matérielle : 1 sphère armillaire

Utilisation du Type de support

Encodage

Dans le format Unimarc, les Types de support sont enregistrés sous forme de codes dans la zone 183, sous-zone $a. La liste des Types de support de RDA-FR différant de celle de RDA, la liste des valeurs codées correspondantes (à utiliser dans un format MARC) diffère de la même manière de celle proposée pour l’encodage des termes RDA.

Les Types de support de RDA-FR (liste RDAfrCarrier), plus nombreux que ceux de RDA (liste rdacarrier), sont encodés sur trois caractères alphabétiques au lieu de deux.

Les Types de support étant définis par Types de médiation, le premier caractère du code de Type de support est identique au code du Type de médiation pour une même ressource. Exemples :

Type de médiation : vidéo
Type de support : DVD vidéo
182 ##$cv
183 ##$avcc
Type de médiation : sans médiation
Type de support : brochure
182 ##$cn
183 ##$angb

Points d’attention

1. Choix du terme à privilégier par rapport à une ressource donnée

Certains des termes retenus comme Types de support sont trompeurs dès lors qu’ils sont interprétés autrement qu’avec une simple valeur de désignation matérielle. C’est par exemple le cas du Type de support « carte », défini comme un « petit rectangle de papier fort ou de carton servant de support d’information (texte ou image) » (RDA-FR 3.3.1.3). Il comprend les cartes postales, les cartes à jouer etc., mais n’est que très exceptionnellement le Type de support d’une ressource cartographique qui, lorsqu’elle n’est pas publiée électroniquement, paraît le plus souvent sur un Type de support « feuille », « volume », ou encore « globe », voire « objet ».

Les spécialistes de la description des ressources continues dans le Sudoc s’interrogent en ce moment sur le Type de support à retenir pour une publication en série imprimée. Si les Types de support « brochure » et « volume » ne posent pas de problème particulier, « fascicule » en tant que Type de support a une définition assez restrictive. Par ailleurs, aucun Type de support ne semble correspondre parfaitement aux quotidiens, qui ne sont ni brochés, ni reliés.

2. Pour que le Type de support soit efficace en tant que critère de tri, il faut qu’il soit présent dans la masse des données d’un catalogue particulier. Dans l’idéal, il faut entreprendre un travail d’insertion automatique des Types de support dans les données rétrospectives — et donc définir au préalable les algorithmes nécessaires. Le même travail est à conduire sur les Types de contenu et les Types de médiation.

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Chanson de bébé (Chanson à la carte postale) / Serge Honorez, réalisation ; misterfuzz, participant. 2006 (mise en ligne).
Incorpore : Gioacchino Rossini (1792-1868). La chanson du bébé / Gioacchino Rossini, musique ; Émilien Pacini, paroles. Extrait du recueil Péchés de vieillesse. Volume 11. Miscellanée de musique vocale (1857-1868). misterfuzz, chant ; accompagnement de piano.

Souvenir de Lisbonne

  • 1er avril 2017

En plus il a fait moche.

En plus de quoi ?

Lisbonne, le Tage, 23 mars 2017.
Le Tage à Lisbonne, mars 2017. Photo Ph. Le Pape.

Depuis le temps qu’il se dit que les formats Marc ont déjà un pied dans la tombe et que si une bonne âme se dévouait pour crocheter l’autre ce serait un service à rendre à l’humanité, sans qu’apparaisse jamais dans les pages nécrologiques d’aucune gazette au monde aucun faire-part, sur aucun membre de la famille, l’annonce en 2011 par la Bibliothèque du Congrès du lancement d’une étude (qui allait se concrétiser dans le projet Bibframe) et, par la même occasion, celle de l’abandon du format Marc21 dans un délai de 10 ans, avait arraché au peuple un soupir d’aise collectif (et provoqué un excès temporaire de gaz carbonique dans la stratosphère).

Cette annonce ayant été faite en juin 2011, il resterait environ 4 ans à attendre.

Il ne s’agit que de la Bibliothèque du Congrès et du format Marc21, mais enfin ce n’était pas une bonne nouvelle pour la famille Marc.

Nous voici au printemps 2017 : non seulement les formats Marc ne donnent aucun signe de faiblesse, mais ils continuent à se développer. Paradoxalement la publication et le succès grandissant de RDA leur procurent une vitalité nouvelle.

RDA et Marc21

RDA, attendu comme un standard en rupture avec ceux d’avant (d’avant le modèle FRBR, s’entend), en est en réalité très proche. Il n’est aucune notion du RDA actuel qui ne puisse être prise en change par un format Marc. Les choses changeront peut-être lorsque la révision majeure qui a lieu cette année sera achevée. Il s’agit en effet d’intégrer dans RDA les principes du modèle LRM, successeur de FRBR, FRAD et FRSAD, en lieu et place des principes issus de ces derniers.

Quoi qu’il en soit les bibliothèques utilisent encore massivement les formats Marc, qu’il faut donc mettre à jour pour les adapter à RDA. Marc21 a connu depuis 2010 — et connaît encore — de nombreuses évolutions : création de nouvelles zones, de listes contrôlées de termes et/ou de codes etc.

Unimarc et FRBR

Les utilisateurs de l’Unimarc, généralement tournés vers les standards publiés par l’IFLA (ISBD et règles associées) plutôt que vers ceux issus du monde anglo-saxon, ne se sont guère souciés de ces agitations. Sauf le CfU (Comité français de l’Unimarc, désormais rattaché au programme national Transition bibliographique).

Dès 2010 le CfU a élaboré un nombre considérable de propositions de création de nouvelles zones destinées à « traduire » le modèle FRBR en Unimarc, en donnant au format des notices bibliographiques et surtout à celui des autorités les moyens de rendre compte des entités Œuvre et Expression et de toutes les relations associées, y compris celles avec les autres entités du modèle. Ces propositions, acceptées par le PUC (Permanent Unimarc Committee, l’instance internationale qui administre l’Unimarc), font désormais partie du format.

Le CfU a eu plus de difficulté à faire accepter la création de nouvelles zones (181 et 182) pour les notions de Type de contenu et Type de médiation, pourtant présentes dans l’ISBD consolidé autant que dans RDA, et davantage encore pour le Type de support (183), complément des deux premiers mais présent seulement dans RDA.

RDA et Unimarc

Cette année il s’agissait de faire valider la création de deux nouvelles zones, à l’occasion de la publication des règles de RDA-FR portant d’une part sur les éléments qui, ensemble, se substituent à la zone de l’adresse de l’ISBD (Mention de production, Mention de publication, Mention de distribution, Mention de fabrication et Date de copyright), et d’autre part sur les Caractéristiques du fichier numérique.

Ces éléments ne trouvent pas leur place dans les zones existantes (210 pour la zone de l’adresse, 230 pour la zone 3 spécifique aux ressources électroniques, d’ailleurs rendue obsolète dans l’ISBD consolidé). Le CfU a donc proposé une zone 214 pour les éléments de l’ex-zone de l’adresse, 231 pour ce qui concerne les fichiers numériques. L’une et l’autre étaient largement calquées sur les zones correspondantes créées en Marc21 pour les mêmes besoins (la 214 sur la 264 Marc21, la 231 sur la 347 Marc21)

La réunion annuelle du PUC qui devait décider de leur sort s’est tenue la semaine dernière à Lisbonne, à la jolie Biblioteca nacional de Portugal, rose et modeste, malheureusement survolée en rase-mottes par les avions qui vont atterrir sur les pistes toutes proches de l’aéroport. Bonne cantine (bien meilleure que celle de la BNF).

La zone 231 a été validée, moyennant quelques retouches.

Le projet de zone 214 en revanche, qui pourtant avait été transmis aux membres du PUC en juin 2016 accompagné d’un appel à commentaires (qui ne sont jamais venus), a fait d’emblée l’objet d’un tir de barrage de la part des représentants italien et portugais, soutenus par la Slovénie. Tous préconisaient l’aménagement de la zone 210. Représentant le CfU, j’ai eu beau leur remontrer que c’était impossible, que j’avais commencé par envisager moi-même cette possibilité avant de reconnaître qu’elle ne fonctionnait pas et que force était, comme cela avait été fait en Marc21, de recourir à une nouvelle zone, rien n’y a fait. Le débat s’est conclu sur un vote. Nous n’étions que 6 pays ou organismes représentés (manquaient la Chine, la Lituanie et le CIEPS). Résultat : 3 pour (France, OCLC, Russie), 3 contre (Italie, Portugal, Slovénie). La décision a été prise de rédiger un projet d’aménagement de la 210 et de statuer sur cette 210 remaniée à la prochaine réunion. Dans un an.

Or nous avons déjà défini la zone 214 dans le Sudoc (sous l’étiquette provisoire de 219). Elle entre en application le 18 avril.

Comment faire à l’avenir ?

Je ne sais pas.

Soit on attend, avant de pratiquer dans le Sudoc toute évolution de format nécessitée par l’application de RDA-FR — mais l’attente peut être longue et la décision finale est imprévisible. Le PUC examinait encore cette année des propositions datées de 2008 et de 2010 : l’une a été définitivement validée, l’autre définitivement rejetée.

Soit on fait ce qu’il y a à faire dans le format de catalogage, quitte à ce que celui-ci s’éloigne du format de diffusion.

Autre option : les évolutions indispensables, lorsqu’elles sont refusées par le PUC ou que la décision prend trop de temps, sont validées au niveau national pour l’échange entre institutions françaises.

À voir.

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Salvador Sobral. Nem eu / Dorival Caymmi, paroles et musique.
Salvador Sobral, chant ; Júlio Resende, piano.
Vidéo : prod. Edições Valentim de Carvalho S.A., 2016.

La vie est belge

  • 31 mars 2017

Qu’imaginer comme poisson d’avril cette année ?

Musée Magritte, par Ines s. sur Flickr (CC BY-ND 2.0)
Musée Magritte, par Ines s. sur Flickr (CC BY-ND 2.0)

Si on disait que le MESR, ayant mené de fiévreuses négociations dans la plus secrète des coulisses, est parvenu in extremis, juste avant l’élection présidentielle, à fusionner avec son équivalent belge, de sorte que le système de l’enseignement supérieur français est désormais belge dans sa totalité quoi qu’il arrive, qu’un calendrier pour la mise en œuvre de la transition est en cours de finalisation, etc. ?

On pourrait rédiger quelque chose dans ce sens-là, oui… Suffit de trouver le style.

Un style belge ou français ?

Français. C’est un communiqué du MESR.

Et l’Abes alors ?

Elle déménage.

Où ça ?

À Binche, à Namur, à Mons, à Moulinsart… on a le choix. Ou bien : elle fusionne avec quelque chose de belge. À voir.

Mais RDA ?

Va falloir regarder ce que font les Belges. Parce qu’à partir de demain, 1er avril, nous sommes belges nous aussi.

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200 1#$aDifférences entre le Québec et la Belgique (Liège)$fDododFun [autrice, réalisatrice, participante]
219 #1$a[Liège]$cDododFun$d[2015]
219 #2$cYouTube$d2015
306 ##$aProduit à Liège en 2015 d’après le contenu de la vidéo

17

  • 9 janvier 2017

Faut-il se souhaiter la bonne année cette fois-ci ?

Mais oui. Cette fois plus que jamais.

Bonne année !

Vœux Abes 2017

Heureux comme RDA en Suisse (2)

  • 17 novembre 2016

Fans de foot - Lausanne - Coupe du Monde 2014 - Après le match Suisse-Équateur, par Gustave Deghilage sur Flickr
Fans de foot – Lausanne – Coupe du Monde 2014 – Après le match Suisse-Équateur, par Gustave Deghilage sur Flickr (CC BY-NC-ND 2.0)

Voici que nos ingénieux et pragmatiques voisins disposent désormais, directement accessible depuis le RDA Toolkit, d’une traduction française du profil austrogermanohelvétique (en abrégé : D-A-CH, pour Allemagne-Autriche-Suisse) d’application de RDA. Cette traduction avait été annoncée pour septembre 2015, son intégration dans le RDA Toolkit devant être réalisée « ultérieurement ». C’est chose faite.

Voyez :

D-A-CH
Extrait des Directives d’application pour l’espace germanophone publiées dans RDA Toolkit.

Déjà que le bonheur des Suisses était parfait… Que feront-ils de cette nouvelle joie ?

RDA suisse

La Bibliothèque nationale d’Espagne adoptera RDA en 2019

  • 16 novembre 2016

Sevilla, ES 2015, par Giovani Racca sur Flickr
Sevilla, ES 2015, par Giovani Racca sur Flickr (CC BY-NC-ND 2.0).

Après s’être donné le temps de la réflexion — deux années mises à profit pour approfondir certains points au sein de groupes de travail ad hoc et travailler à un profil d’application —, la BNE (Biblioteca nacional de España) vient d’annoncer sa décision d’adopter RDA pour le catalogage de ses fonds. Le communiqué a été publié le 4 novembre dernier sur le site de la BNE et dans la liste de diffusion RDA-L.

La BNE estime qu’elle « commencera à créer des notices bibliographiques et d’autorité conformes à RDA à partir du 1er janvier 2019 ».

De janvier 2017 à mi-2018 seront élaborés, puis mis à disposition « de toute personne intéressée » les supports de formation nécessaires.

 

Pequeño vals vienés. Poème de Federico García Lorca ; musique Leonard Cohen ; arrangements Sílvia Pérez Cruz et Raül Fernandez Miró.
Sílvia Pérez Cruz, chant ; Raül Fernandez Miró, guitare. 2014.
Vidéo : Costa Est Audiovisuals i Co. Catalogne, 2014.